Officiers : la filière EPMS en seconde partie de carrière

Direction : DRHAT / Publié le : 22 juillet 2026

Assez méconnu, le diplôme technique (DT) entraînement physique militaire et sportif (EPMS), offre aux officiers une seconde partie de carrière dans le sport, véritable pilier de la préparation opérationnelle. 

 

LCL Xavier © DRHAT / armée de Terre / Défense

Saint-Cyrien, le lieutenant-colonel Xavier a servi au 511e régiment du Train puis au sein de la division logistique du commandement de la force et des opérations terrestres (CFT). Ayant une forte appétence pour la pratique sportive sans pour autant être un athlète de haut niveau, il s’est orienté en deuxième partie de carrière vers un DT sciences humaines et de la société option EPMS. Il a ainsi suivi une scolarité d’un an de Master2 STAPS à la faculté de Lille. 

 

Colonel, quelles sont vos missions depuis que vous avez obtenu ce diplôme ?

J’ai occupé 3 postes depuis la réussite de mon DT. J’ai d’abord commandé le Bataillon d’Antibes, structure qui forme, au sein de l’École Interarmées des Sports (EIS) l’ensemble des spécialistes EPMS des trois armées et de la gendarmerie. Ensuite, j’ai pris la tête du département d’entrainement physique militaire et sportif de lAcadémie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan. Contribuer à former les futurs officiers de l’armée de Terre a été passionnant. Les principales missions étaient de concevoir et planifier les séances d’EPMS, d’organiser les séquences d’aguerrissement, préparer et conduire les nombreuses manifestations sportives et gérer l’association sportive et artistique. Aujourd’hui en tant que pilote de domaine EPMS, je suis responsable :

  • du pilotage RH de la filière et de la formation en lien avec l’Académie des Sports de la Défense (AMSD) ;
  • du budget concernant les équipements sportifs pour l’ensemble des unités de l’armée de Terre ;
  • des compétitions nationales (championnats nationaux Terre et championnats de France militaire) ;
  • des études et de la prospective concernant la politique EPMS de l’armée de Terre. 

 

Sur quels aspects votre travail actuel peut-il être mis en œuvre dans le cadre du combat en haute intensité ?

L’enseignement des conflits modernes nous montre que, malgré la prédominance de la technologie des systèmes d’armes, de communication et de renseignement, la dimension humaine reste toujours décisive dans l’action militaire. Face à des engagements opérationnels de plus en plus exigeants sur les plans physiques et psychologiques, l’EPMS demeure plus que jamais une composante essentielle de l’entraînement opérationnel, de la vie des unités et du maintien en condition physique et mentale du militaire.

L’EPMS contribue directement à la préparation au combat de haute intensité en agissant sur la préparation physique et mentale des militaires (diffusion de la méthode d’optimisation des ressources des forces armées ORFA®), la cohésion et le dépassement de soi, tout en soutenant les familles à travers les activités de la Fédération des clubs de la Défense (FCD).

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui envisagent de passer le DT EPMS ?

Le niveau physique ne doit pas être un frein quant au choix de ce parcours de carrière. Le plus important est d’aimer commander des entités d’une trentaine de personnes, et surtout d’être convaincu que l’EPMS est un des piliers de la préparation opérationnelle et de notre état de militaire.


A la une