Libecciu 2026

Direction : Légion étrangère / Publié le : 22 juillet 2026

Le 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP) a conduit l’exercice Libecciu 2026 en terrain libre, du 5 au 20 mai entre la Creuse et l’Indre-et-Loire. Engageant près de sept-cents légionnaires, plus de cent-cinquante véhicules et de nombreux moyens aériens, cette manœuvre d’envergure a permis au groupement tactique interarmes (GTIA) de s’entrainer dans un environnement réaliste, combinant
opérations aéroportées, combat motorisé, reconnaissance offensive et actions commandos.

un observateur et un tireur équipé d'un fusil de précision surveillent leur secteur

Une préparation à la hauteur de l’enjeu

L’exercice débute au camp de La Courtine, où les unités finalisent leur préparation tactique et technique. Les compagnies enchainent les entrainements décentralisés, tandis que le poste de commandement affine sa planification dans un scénario conçu et animé par une direction d’exercice autonome. Renforcé par des cavaliers, des spécialistes du génie, des contrôleurs aériens avancés ainsi que de plusieurs unités spécialisées telles que les commandos parachutistes et les plongeurs de l’armée de Terre, le groupement tactique interarmes (GTIA) se prépare à conduire une force adverse
également autonome dans l’exécution de ses missions.

Deux légionnaires équipés de jumelles de vision nocturne progressent de nuit, armes prêtes

Les premières actions au lever du jour

Dans la nuit du 11 au 12 mai, les commandos parachutistes sont infiltrés en amont afin de renseigner sur le dispositif ennemi et préparer les premières actions. Quelques heures plus tard, les légionnaires du 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP) embarquent à bord de C-130 pour un saut de nuit sur la zone des Féniers, à l’ouest de La Courtine. Une fois au sol, les unités se regroupent rapidement avant de progresser vers leurs objectifs.

Au lever du jour, les premières frappes coordonnées, appuyées par des drones, ouvrent la voie à l’assaut. La 4e compagnie s’empare successivement de plusieurs réseaux de tranchées défendus par la force adverse. Cette action permet de sécuriser l’axe logistique nécessaire à la
poursuite de la manœuvre. Parallèlement, la section d’appui mortiers de 120 mm est mise en place grâce à une livraison par air réalisée par A400M, renforçant ainsi les capacités d’appui du groupement tactique interarmes (GTIA).

De la campagne à la ville

La progression se poursuit vers La Souterraine, où la force adverse, articulée autour d’éléments du 2e régiment étranger d'infanterie(2e REI) et du 1er régiment étranger de cavalerie(1er REC), organise sa défense. Les compagnies de combat conduisent alors un raid motorisé combinant progression en campagne et combat urbain. Au cours de cette phase, le Groupe de commandos parachutistes (GCP) mène une opération particulière visant à libérer des autorités locales retenues par l’ennemi dans le cadre du scénario. Cette séquence permet aux unités de travailler la coordination entre moyens débarqués, véhicules blindés et appuis spécialisés dans un environnement particulièrement exigeant.

Drones et reconnaissance offensive

L’exercice se poursuit par une phase de reconnaissance offensive à travers le nord de la Creuse et la Vienne. Face à un adversaire multipliant les actions de retardement, le groupement tactique interarmes (GTIA) exploite l’ensemble de ses capacités de renseignement. Drones FPV (first person view), Parrot Anafi et drone Reaper sont employés de manière complémentaire pour observer, identifier et neutraliser les objectifs ennemis. Cette combinaison illustre l’intégration croissante des systèmes aériens sans pilote dans la conduite des opérations modernes. Dans le même temps, le groupe de plongeurs de l’armée de Terre mène une mission discrète de reconnaissance sur la Vienne afin d’identifier les points de franchissement exploitables pour la poursuite de la manœuvre.

Une section de mortiers de 120 mm se déploie en pleine herbe haute

Le franchissement avant l’offensive

À Nouâtre, en Indre-et-Loire, une opération héliportée permet de déployer des éléments d’assaut au plus près d’un pont tenu par l’ennemi. Appuyés par une partie de la section mortiers, les légionnaires s’emparent de l’objectif et sécurisent le franchissement. Cette action marque une étape décisive avant la dernière phase de l’exercice.

L’assaut final

Les derniers jours sont consacrés à des infiltrations commandos conduites derrière les lignes adverses afin de préparer l’assaut final. L’objectif est le camp du Ruchard, défendu par un ennemi solidement retranché. Au terme d’une attaque coordonnée, les sept- cents légionnaires du groupement tactique interarmes (GTIA) s’emparent du camp et mettent fin à l’exercice. Cette conquête intervient au lendemain de la commémoration de l’opération  Bonite à Kolwezi (mai 1978), rappelant l’héritage opérationnel du régiment. Après quelque trois-cents kilomètres de reconnaissance offensive, Libecciu 2026 a permis au 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP)de renforcer sa préparation au combat aéroporté, au combat motorisé et à la manœuvre interarmes. L’exercice a également confirmé l’importance de l’interopérabilité entre les différentes composantes engagées et de l’intégration des nouvelles technologies dans la conduite des opérations. Enfin, plusieurs activités organisées au profit des communes traversées ont permis de renforcer les liens entre les légionnaires et la population locale qui a également contribué à la réalisation de cette manœuvre d’envergure.

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